Copywriting Secrets Big Brother

20 septembre 2006

Des caméras de surveillance qui vous réprimandent

Un pas de plus vers une société "Big Brother". Si la référence au 1984 d'Orwell est facile et sans doute trop souvent utilisée, elle ne devrait pourtant pas perdre de sa force. Car la ville britannique de Middlesbrough se dirige bel et bien vers ce type de société. Cette commune possédait déjà l'un des réseaux de caméras de vidéosurveillance les plus denses en Grande-Bretagne, elle vient à présent de s'équiper de sept caméras capables de s'adresser directement aux citoyens, grâce à un haut-parleur.

Imaginez donc par exemple que vous jetiez un papier par terre dans la rue. C'est interdit, vous devenez donc un "contrevenant". Surveillé en permanence, une voix provenant de la caméra reliée au commissariat local vous adresse alors la parole: "La personne en blouson vert pourrait-elle ramasser ce qu'elle a jeté ?" Le conseiller municipal Barry Coppinger explique que "c'est une espèce d'humiliation publique, mais cela signifie que les gens ne recommenceront plus".

Le système a coûté 50.000 livres (74.000 euros) à Middlesbrough, dont les responsables parlent de résultats encourageants".

Source : 7SUR7.BE

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03 avril 2006

6,5 milliards d'habitants sous surveillance

Le programme de ''surveillance totale'' mis en oeuvre par les autorités américaines pourrait être détourné à des fins de surveillance politique des populations ou d'espionnage industriel. Des objectifs inavoués qui inquiètent l'Europe.

''Big Brother vous regarde''. Et il écoute aussi vos conversations, mémorise vos empreintes digitales, décrypte vos e-mails et dispose de puissants moteurs de recherche pour détecter des comportements à risques. Le projet de "surveillance totale" mis en oeuvre par les autorités américaines après les attentats de 2001 mixe en effet les prédictions de Georges Orwell à la stratégie de dépistage préventif décrite dans le film "Minority Report".

Pierre angulaire de ce projet à multiples facettes : une mégabase d'informations étendue aux 6,5 milliards d'habitants de la planète. Ce fichier mondial est en cours de développement mais attention, votre nom figure peut être déjà sur la "liste noire" qui regroupe 325 000 personnes offrant un potentiel de risque terroriste. Le dépistage préventif n'est d'ailleurs pas réservé aux seules autorités américaines. Un rapport récemment approuvé par le ministre de l'intérieur français évoque en effet la possibilité de détecter des comportements de futurs délinquants dès l'âge de trois ans.

Anticiper le risque terroriste

Une véritable traque aux informations personnelles est aujourd'hui engagée par les autorités américaines pour ficher toute la population mondiale. D'une part par le biais de moteurs de recherche tels que Google qui permettent d'analyser en quelques millisecondes des milliards de pages web archivées. D'autre part, à travers l'acquisition de fichiers aux quatre coins du globe. Une stratégie facilitée par la sacrosainte loi de "sécurité intérieure" décrétée depuis 2001.

En témoigne le rachat récent de Claritas et Consodata par la société américaine Acxiom. Les deux plus importantes enquêtes de consommation réalisées auprès de la population française peuvent être réquisitionnées à tout moment par les agences de renseignements américaines a récemment admis la direction d'Acxiom, comme l'indique Jacques Henno dans son ouvrage "Tous fichés".

Plus inquiétant : le rachat récent du logiciel de téléphonie sur internet Skype par la société eBay permet désormais à la NSA (Agence de renseignements chargée des écoutes électroniques) d'accéder aux codes sources. Des informations précieuses pour espionner les conversations téléphoniques ou encore utiliser le logiciel comme mouchard. Une menace prise très au sérieux par l'administration française qui recommande aux laboratoires de recherche de désinstaller ce logiciel !

Un programme qui pourrait facilement être détourné

La collecte des informations personnelles s'effectue enfin très simplement et de façon massive via les compagnies aériennes qui desservent les Etats-Unis. Plus de trente données sont désormais exigées, dont les coordonnées personnelles mais aussi bancaires. Le dépistage préventif du risque terroriste peut alors commencer à travers la recherche de mot-clés ou de combinaisons de critères. Un passager dont le compte bancaire ne correspond pas au niveau de vie exigé pour voyager en première classe devient suspect. Plus largement, ce dispositif d'évaluation du risque est orchestré par des outils de data-mining surpuissants qui scrutent 24 heures sur 24 des mégabases d'information, le web, et plus officieusement les e-mails et les conversations téléphoniques dans le monde entier.

Big Brother is watching you

Si le but avoué de ce programme de surveillance totale est la protection des intérêts américains, la plupart des spécialistes européens de la lutte contre le terrorisme doutent aujourd'hui de son efficacité. Pour les plus pessimistes, ce programme pourrait être facilement détourné à des fins de surveillance politique ou "morale" des populations, mais aussi d'espionnage industriel. Les autres peuvent être rassurés car les pulsions de serial killer détectées chez leurs bambins sont d'ores et déjà en cours d'analyse et tout sera fait pour qu'ils ne passent pas à l'acte !

07 mars 2006

Le « data mining » : Le Big Brother informatique

Le « data mining », un moyen efficace pour contrer des attentats
Lutte antiterroriste : l'option du « Big Brother » informatique


Examiner des milliards d'informations pour empêcher un nouveau 11 septembre : c'est le but (le rêve ?) des adeptes du « data mining » («fouille de données»), technique informatique de pointe adaptée à la lutte antiterroriste.

On sait aujourd'hui que les États-Unis disposaient, dans le désordre, d'indices qui auraient pu donner l'alerte dans les semaines qui ont précédé les attaques contre l'Amérique en 2001.

Pour coordonner ces informations éparses, des centaines d'informaticiens travaillent maintenant, des deux côtés de l'Atlantique, au développement de logiciels d'avant-garde.

Pour « connecter les points », il faut d'abord disposer du maximum de données, puis, par la mise en oeuvre d'algorithmes complexes et de procédés d'intelligence artificielle, les rapprocher entre elles.

Le 28 août 2001, Mohammed Atta, chef présumé des kamikazes du 11 septembre, réserve deux billets d'avion aller simple Boston-Los Angeles depuis un accès Internet public chez Kinko's à Hollywood, en Floride.

Le lendemain, Hamza al-Ghamdi, saoudien lui aussi, inscrit dans une école de pilotage US, achète un aller simple Boston-Los Angeles pour le même jour, depuis le même Kinko's.

Le surlendemain, son frère Ahmed utilise la même carte de crédit pour régler une place en classe affaires sur le même vol. Sur les 19 pirates, six ont donné comme contact le numéro de téléphone de Mohammed Atta.

Autant de « drapeaux rouges » qui, s'ils avaient été repérés et reliés, auraient pu mettre la police sur leurs traces.

Aux États-Unis, les promoteurs du « data mining » font grand cas du témoignage de 2 officiers des renseignements de l'armée, qui assurent que grâce à un programme secret baptisé « Able Danger », qui croisait des millions de fichiers, ils avaient repéré Mohammed Atta au début de 2000, mais n'avaient pas transmis l'information.

Pour Thierry Vallaud, responsable du département « Analyse de données » chez Arvato Information Services, « nous ne sommes qu'au début de ce genre de système, mais ce n'est plus de la science-fiction (...) Les services secrets savent trianguler un certain nombre de fichiers pour tenter de détecter des choses. C'est opérationnel, même s'il est naturel qu'ils communiquent peu dessus ».

Aux États-Unis, et encore davantage en Europe occidentale, les violations massives des libertés publiques, rendues possibles par ce genre de système, freinent leur développement et posent des questions de fond.

Le Pentagone a ainsi dû renoncer en 2002, officiellement, à son programme « Total Information Awareness » après qu'il eut été révélé par la presse.

Mais l'Administration américaine a reconnu, en 2004, que 131 systèmes de « data mining » étaient utilisés par 52 agences fédérales.

Big Brother is watching you

03 février 2006

Big Brother is watching you: Glossaire 2006

Advocacy Center: structure de lobbying créée en 1993 par l'administration Clinton et coiffée par l'International Trade Administration. Cet organisme appuie les efforts des entreprises américaines dans la conquête de marchés en faisant appel aux agences fédérales, dont celles traitant du Renseignement.

AIA: l'Air Intelligence Agency est l'agence de renseignement de l'Air Force. Elle est l'agence du Pentagone à la fois la plus impliquée dans la guerre de l'information - depuis l'intégration des missions de cyberdéfense et de guerre de l'information au sein de I'US Space Command - mais également la plus présente à l'international - son bras armé, le 67 th Information Operations Wing emploie à lui seul 5 200 personnes, réparties sur 57 sites dans le monde. Des personnalités du renseignement US se sont succédé à sa direction, dont Michael Hayden, patron de la NSA.

Antennes: le Réseau utilise 120 antennes: 40 seraient pointées vers des satellites commeriaux, 30 vers les satellites d'écoute (type Mercury, Keyhole, etc.) et 50 vers l'ex-URSS (la réorientation s'est faite progressivement vers les satellites commerciaux).

Analyse sémantique: les logiciels d'analyse sémantique permettent à un ordinateur de comprendre une conversation "codée". En clair, ces logiciels sont capables de repérer le sujet d'une communication (téléphone, fax, e.mail) sans que celui-ci soit directement évoqué.

Brusa: nom donné à l'accord entre la Grande-Bretagne et les USA instaurant le 17 mai 1943 une collaboration en matière de renseignement électronique.

Canusa: Sigint Agreement entre les USA et le Canade le 7 juin 1948 ou le 15 septembre 1950.

Carnivore : le logiciel Carnivore a été conçu par le FBI pour surveiller les communications Internet des suspects placés sous mandat d'écoute judiciaire, mais le système peut aussi collecter les e-mails de personnes ne faisant pas l'objet d'enquêtes judiciaires. Lancé en 1997 sous le nom d' "Omnivore" sous Sun Solaris, il fut modifié fin 1998 par le FBI Network Surveillance Lab pour tourner sous NT. Vinrent les versions 1.2 (septembre 1999), 1.2 (mai 2000) et 1.3.4. La version 2 fut pleinement opérationnelle... percée au jour. Il fut rebaptisé DCS1000', DCS pour " Digital Collection System ",.

Classification: les documents produits par la NSA reçoivent les codes de "Moray" (secret), "Spoke" (plus secret), "Umbra" (top-secret), "Gamma" (pour l'interception des communications russes) ou "Druid" (pour les documents à destination de pays non-membres du Pacte UKUSA). Un dernier code indique à qui le message doit être transmis vis "Platform" (système central): "Alpha" (GCJQ britannique), "Echo" (DSD australien), "India" (GCSB néo-zélandais), "Uniform" (CSE canadien) et "Oscar" (NSA).

CFIUS: le "Committe on Foreign Investment in the United States" se consacre depuis à examiner pour le compte de la Maison-Blanche tous les projets de cession à des étrangers d'entreprises américaines constitutives du patrimoine technologique et économique du pays. Placé sous l'autorité du secrétaire au Trésor, il rassemble les représentants de 11 agences fédérales, dont le FBI, la NSA, le NSC et l' "Office of Strategic Industries and Economic Security" du département du Commerce.

COMINT: collecte et traitement des communications extérieures (acheminées par des moyens électromagnétiques), ainsi que l'interception et le traitement des communications écrites non cryptées, de la presse et de la propagande, à moins qu'elle ne soit cryptée (Directive du DoD du 23/12/91).

CIA: c'est l'agence la plus connue, en raison de ses interventions dans le passé à Cuba, en Europe de l'Est et en Amérique du Sud. Elle emploie aujourd'hui environ 16 000 personnes et dispose d'un budget approximatif de 20 milliards de francs (les chiffres exacts sont secrets). C'est elle qui a notamment en charge le travail d'espionnage sur le terrain (grâce à ses 5 000 agents de la Direction des Opérations). Longtemps infiltrée par plusieurs agents soviétiques (puis russes), marquée par de nombreux échecs, fortement décriée, elle a connu plus de six directeurs depuis la fin de la guerre froide. Celui-ci est pourtant toujours un proche collaborateur du président.

CSE: le "Communications Security Establishment" est l'agence SIGINT canadienne.

Cônes de silence: ce concept vise pendant un laps de temps, à perturber les communications électroniques de leaders politiques étrangers, médias ou ONG dont les positions pourraient menacer les actions planifiées par le Pentagone. Cela consiste à créer des cônes de silence dans le cyberespace, à des endroits très précis, par exemple aux points d'entrée des routeurs ou dans les centrales des fournisseurs d'accès. La surveillance par le FBl. notamment grâce à sa CALEA Implémentation Section, des carrefours électroniques que représentent les Internet Exchange Points (IXP), rend cette théorie aisée à mettre en application.

COMINT: le renseignement des communications (Comint) est défini par la NSA comme " l'information technique et le renseignement dérivé des communications étrangères ainsi que de leurs destinataires "(i.e. interception des signaux de communication étrangers et extraction de renseignements de ces signaux par des personnes autres que celles auxquelles il étaient destinés). Comint est un composant majeur de Sigint (renseignement sur les signaux), qui inclut également la collecte des signaux de non-communication, tels que les émissions des radars.

DARPA: Defense Advanced Research Projects Agency des USA.

Dictionnaire: maillage d'ordinateurs à très forte puissance en réseau capables d'absorber, d'examiner et de filtrer en temps réel d'énormes quantités de messages numériques et analogiques, d'extrapoler les données de ceux qui contiennent chacun des mots clés programmés, de les décoder et de les envoyer automatiquement au QG des renseignements des cinq pays intéressés . Chacun d'eux possède un identifiant codé qui lui est propre.

DIA: la Defense Intelligence Agency, exclusivement militaire, regroupe 19 000 employés pour un budget d'environ 12 milliards de francs - soit six fois le budget de l'ensemble des services secrets français. Elle coordonne le travail des agences de renseignement de chaque arme (Navy, Air Force, Army) et dispose de sa propre force de recherche (2 000 agents à l'étranger).

DSC: le Defense Satellite Communications System est responsable des communications satellites de I'US Army. Il accomplit des missions de consell et de définition sur l'ensemble des moyens de I'US Army Information Systems Engi-neering Command (USAIEC).

DSD: Defence Signals Directorate (Directorat des signaux de la Défense); l'agence SIGINT australienne.

DSS: le Défense Security Service est l'organe de sécurité du Pentagone. L'une de ses missions est la sécurité des systèmes d'information ainsi que le contrôle des accès aux serveurs et de la délivrance des login. Ainsi, le contrôle de l'utilisation des réseaux classifiés du département de la Défense (Intelink), favorise sa collaboration croissante avec la NSA: en mai 2001, il a d'ailleurs intégré les locaux de Fort Meade qui a affecté une partie de ses moyens - à l'été 2001 - au soutien de la subdivision DSS-2, responsable des contrôles d'accès aux divers réseaux des SR américains.

ELINT: (renseignement électronique) c'est l'interception, le traitement et l'analyse des radiations électromagnétiques ne concernant pas les communications émises par des équipements militaires (comme un radar) pendant son fonctionnement.

EP-3: avion espion des forces navales américaines volant à faible vitesse afin d?effectuer des interceptions dans la bande des micro-ondes, des ondes ultra-courtes et des ondes courtes. Les signaux sont exploités directement à bord.

Espionnage économique: selon Samuel Porteous du Service Canadien du Renseignement de Sécurité (SCRS) c'est "le fait, pour un gouvernement étranger et ses affidés d'utiliser ou de faciliter l'utilisation de moyens illégaux, clandestins, coercitifs ou trompeurs pour acquérir des renseignements économiques".

Fluent: logiciel de traduction simultanée qui cherche, traque et traduite les documents écrits en langue peu conventionnelles (il est également utilisé par la CIA).

GCQH: le Government Communications Headquarter est le service d'interception des communications britannique. Il compte quelques 11 500 agents dont la moitié seulement travaille au quartier général de Cheltenham. Les autres sont affectés aux bases étrangères, du Sri Lanka (Perkar) à l'Allemagne (Kiel), en passant par la Turquie et Chypre.

GIG : le Global Information Grid est un réseau maillé à l'échelle planétaire destiné à connecter l'ensemble des systèmes du Pentagone, dont les systèmes de combat.

Groundbreaker: programme de rénovation des technologies - gestion des ressources informatiques non opérationnelles - de la NSA à hauteur de 5 milliards de dollars sur dix ans.

HSC: le Homeland Security Council a été créé par le Président Bush à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Ses missions, définies par l'Executive Order du 8 octobre 2001, sont la coordination dans les domaines du renseignement, de la prévention, de la préparation à la gestion des conséquences des attentas. Ces fonctions s'exercent également en temps de crise. Ses membres de droit sont le Président et le vice-Président, les secrétaires à la Défense, à la Justice, aux Transports, à la Santé, les directeurs de la FMA, du FBI et de la CIA.

ILETS: l'International Law Enforcement Telecomunications Seminar rassemble les membres d'Ukusa et de nombreux pays européens, dont le rôle est d'exercer des pressions sur les fabricants de systèmes de communications, afin qu'ils conçoivent leurs matériels de façon à ne pas empêcher l'interception et le décodage effectués par les agences nationales de sécurité .

Intelink: né en 1994, sous l'impulsion de James Woolsey, directeur de la CIA, et de John Deutch, secrétaire d'État adjoint à la Défense, Intelink rassemble les treize agences de renseignements américaines. Ses objectifs : mettre en commun des informations jusque-là dispersées et augmenter la réactivité du renseignement américain. Ce réseau est aujourd'hui régulièrement utilisé par plus de cinquante mille personnes et compte près de quatre cents serveurs répartis sur trois cents sites hautement surveillés. La clé de ce succès est l'interopérabilité du réseau et l'utilisation de protocoles et de logiciels commerciaux (protocole TCP/IP et navigateurs classiques, forums de discussion, vidéoconférences, des dialogues en ligne, moteurs de recherche). Le dernier des réseaux en date est Intelink-Commonwealth qui regroupe les services de renseignements militaires américains (DIA), britanniques (DIS), australien (DIO) et le J2 canadien.

Intelsat: l?Organisation Internationale des Télécommunications par Satellites a été créée en 1964. C'est une autorité dont la structure est similaire à celle des Nations-Unies et dont l'activité consiste à assurer les communications internationales. 144 gouvernements en sont membre. Intelsat dispose d'une flotte de 20 satellites géostationnaires qui mettent en contact plus de 200 pays et dont les services sont loués à ses membres, lesquels disposent de leurs propres stations au sol.

Jam Echelon Day: il a pour objectif de perturber les moyens mis en place par la National Security Agency américaine pour intercepter les communications mondiales. Pour ce faire, il encourage tous les internautes à inclure des mot-clés réputés subversifs dans leurs messages électroniques.

Key Recovery Technology: utilisation de moyens de cryptage dont une partie de la clé est détenue par les agences de renseignement US.

Keyhole: nom de code des satellites d'observation du NRO (l'un des derniers était le KH 12 Imporved Crystals). Ils permettraient d'observer la terre de jour comme de nuit avec une précision de quelques centimètres.

Lacrosse: satellites fabriqués par le NRO qui, dotés d'un radar, « voient » à travers la nuit ou les nuages.

Magic Lantern: virus/ver, couplé au système Carnivore, développé par Booz Allen & Hamilton à la demande du FBI chargé d'effectuer des intrusions afin de réaliser des écoutes électroniques. Ce logiciel, dont l´existence a été révélée pour la première fois par la chaîne Internet MSNBC en novembre 2001, appartient à la catégorie des " keyloggers ". Installé sur un micro-ordinateur, le keylogger surveille et garde en mémoire les touches frappées au clavier par l´utilisateur.

MASINT: (Measurment and Signature Intelligence) dans le domaine des interception (cf. Comint and Elint), cette technique consiste à écouter tous les moyens télémétrique de positionnement ou de ciblage. Il s'agit d'identifier et d'analyser tous les signaux radars, infrarouges, otiques ou acoustiques. Ces moyens sont destinés aux armées de l'air et notamment La National Air Intelligence Center, installé sur la base de Wright-Patterson.

Memex: ce système de filtrage élaboré par la firme britannique Memex Technology est en mesure de rechercher de grandes quantités de données au départ de concepts-clés consignés dans des Dictionnaires ; un trie s'effectue ensuite avant expédition.

Mercury: nom de code des premiers satellites d'interception des communications transitant par le réseau Intelsat utilisés par la NSA (orbite géostationnaire). Ce sont des paraboles captant et réacheminant les signaux vers une station d'écoute qui se charge du décryptage.

N-gram analysis: système d'analyse des documents textuels; dans ce contexte, système pour comparer un vaste ensemble de documents à un plus petit qui définit un sujet d'intérêt. La méthode repose sur le comptage de la fréquence à laquelle des groupes de caractères d'une longuer N apparaissent dans chaque document.

NIAP: le National Information Assurance Partnership est un programme consacré à l'évaluation de la sécurité des systèmes d?informatiques. Le NIAP travaille notamment en collaboration avec le National Institute of Standards and Technologie (NIST) et la NSA.

NNI: la NSA est responsable de la National Nanotechnology Initiative qui vise à développer les recherches dans les nanosciences et leurs applications.

NSG: le Naval Security Group de Fort Meade, en raison de son statut d'organe de sécurité rattaché à la direction des opérations de I'US Navy, a installé des détachements dans le monde entier durant la Guerre Froide. Progressivement, il a assuré la sécurité des communications de la Navy, puis les activités de chiffrement pour les unités projetées à l'étranger, et enfin les missions d'interceptions de la NSA réalisées depuis l'étranger. en avril 1994 ses activités ont plus spécifiquement été dirigées vers la guerre de l'information et les écoutes. La note de l'office of the Chief of Naval Operations du 1' avril 1994, référencée OPNAVINST 5450.191 B assigne au NSG les responsabilités d'agent exécutif de la NSA dans le domaine de l'information warfare. Il entretient 25 détachements répartis sur l'ensemble des continents, chargés de mettre en oeuvre les moyens de la NSA. Pour l'Europe, ils sont positionnés à Naples et à Agnano en Italie; à Augsburg et à Todendorf en Allemagne; à Menwith Hill, à Edzell, à Digby et à Londres en Grande-Bretagne; et enfin à Rota en Espagne. L'importance des activités du NSG a été mise en évidence lors des premières révélations sur le réseau Echelon. II s'agissait en particulier des écoutes des satellites de télécoms réalisées depuis la base de Sugar Grove aux Etats-Unis.

NRO: le National Reconnaissance Office a en charge, pour le compte de l'armée de l'air américaine, la planification de l'espionnage par satellites, en relation avec la NSA. Ce service, créé en 1961 mais officiellement reconnu par le Pentagone en qu'en 1992, mobilise un budget de 6 à 8 milliards de dollars soit le quart des crédits alloués à la communauté du renseignement US. Il emploie 2000 personnes. Sa dernière réussite connue est le lancement d'une constellation de satellites relais qui permettent la transmission des images en temps réel. Le NRO est l''il, quand la NSA est l'oreille de l'espionnage américain...

NSIRC: le National Security Incident Response Center est une structure du département de la Défense placée sous la tutelle du National Security Operations Center (NSOC), l'une des sous directions de la NSA. en cas de menace, la NSIRC émet un "Cyber-CRITIC" qui remonte à travers les diverses instances chargées de la protection des infrastructures critiques, notamment le National Infrastructure Protection Center (NPIC, sous la tutelle du FBI).

Oasis: logiciel mis au point par "The Office of Advanced Information Technology" (filiale de la CIA) qui permet de récupérer des informations en fonction de mots clés, mais aussi de convertir les signaux sonores de la télévision et de la radio en format texte, ou encore de définir et de reconnaître une voix.

ONYX: nom du projet de système d'interception des communications en cours de développement en Suisse.

OSI: l'Office for the Strategic Influence a été créé dans la plus grande discrétion au sein du Pentagone en octobre 2001. Le général Worden, un ancien de l'US Space Command, en charge du projet, prévoit une large gamme de missions :"Ca ira de la mission "noire" à la mission "blanche" à destination des médias étrangers; de la désinformation à l'information.

OSP: l'Office of Special Plans, a été créé après 11 septembre 2001 par Paul Wolfowitz, le numéro deux du Département de la Défense. Ce Bureau a pour mission de trier les données recueillies par les différentes agences de renseignement (CIA, DIA, NSA), afin d'établir des synthèses et les remettre au gouvernement.

Oratory: logiciel qui permet de d'extraire automatiquement les messages oraux contenant un mot prédéfini (cette technique est loin d'être au point du fait même de la voix humaine).

Patriot Act: le Sénat américain a voté ce texte le 24 novembre 2001 afin de renforcer les moyens d'écoutes, de surveillance et de contrôle des communications du territoire national par l'emploi du système Carnivore (rebaptisé DCS 1000), complément amélioré du système Echelon. Il s'agit d?un pas de plus vers la maîtrise totale de l'information.

Plaform: depuis 1983, 52 systèmes informatiques de la communauté UKUSA sont relié entre eux par un réseau informatique désigné Platform, basé au QG de la NSA à Fort Meade, Maryland. Le système actuel s'intitule Platform II.

SCOL: la "Sigint Combined Operations List" est la document visant à répartir les tâches des membres du pacte UKUSA. Personne n'en a jamais vu trace.

SCS: la CIA et la NSA ont créé le "Special Collection Service", unité secrète qui opère à partir de quartiers généraux situés près de Beltsville, dans le Maryland. Sous couverture diplomatique, les unités d'interceptions ("Eléments Spéciaux de Collectage") qui en dépendent montent des services d'écoutes dans les ambassades et consulats américains. Parfois ce sont les alliés du Commonwealth - moins suspectés d'espionnage - qui réalisent l'opération. L'objectif est de trouver des procédés qui permettent des intrusions authentiques - mais secrètes - dans les systèmes adverses, c'est-à-dire des mécanismes électroniques et informatiques "actifs", comme par exemple, la possibilité d'introduire des virus, de collecter des mots-clés qui faciliteront les repérages en toute impunité, et de s'infiltrer dans les ordinateurs ou dans les réseaux de communications. Seule la CIA, grâce à ses agents spécialisés dans les "covert actions", autrement dit les opérations clandestines sur le terrain, est en mesure d'intervenir. C'est la raison de cette alliance entre la CIA et la NSA, au travers d'équipes conjointes qui travaillent au profit du SCS.

Shamrock: cette opération consistait, dès 1945, en l'obtention systématique auprès des bureaux des principales entreprises de télégraphie américaine des messages circulant par câble - ou par téléphone - vers l'étranger.

SIGINT: on entend par "signal intelligence" des informations de caractère technique et ayant trait au service d'informations qui sont obtenues par des signaux notamment des télécommunications sans que le destinataire de l'information soit impliqué.

Silkworth: système au sol, développé à partir d'août 1978 par Lockheed à la station de Menwith Hill, de traitement des informations relayées par les satellites d'interception des signaux de l'U.S. Air Force, Chalet, Vortex et Mercury.

Smasher: ce nom de code désigne un nouveau système pour briser les codes en utilisant des capacités de stockage et des vitesses de traitement jamais égalées grâce à la technologie des ordinateurs holographiques. Le brevet est le n° 6.026.053, à l'Office des Brevets des USA.

Statmux: système américain permettant de trier les messages: chaque message invividuel est isolé et les bandes de fréquences intéressantes (utilisées pour les communications impotantes) sont envoyées au Dictionnaire.

TELINT: c'est l'interception, le traitement et l'analyse de télémétrie étrangère (renseignement télémétrique).

USS: (United State Signal Intelligence) c'est le système SIGINT des Etats-Unis qui comprend la NSA, les unités de support militaire collectivement appelées le Service de Sécurité Central, les départements de la CIA et d'autres organismes.

Venona: opération à succès de la NSA qui permit aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne de démasquer un certain nombre d'agents doubles travaillant pour Moscou dont Kim Philby.

Vortex: nom de code de la constellation de satellites-espions mis en orbite par la NSA dans les années 70. "Celui qui couvre l'Europe est en orbite à 36 000 km d'altitude au-dessus de la Corne de l'Afrique. Il est contrôlé par la base terrestre britannique de Menwith Hill".

X Group Special Acces System: les hackers de la NSA: Leurs missions sont diverses mais convergent vers un seul et unique but : rapporter de l'information, aller la chercher là où elle se trouve, c'est à dire dans le coeur même des systèmes informatiques. Certains d'entre eux, appelés «the snifers», les renifleurs, ont pour seule et unique mission de trouver, d'archiver et d'exploiter les failles des principaux serveurs et systèmes informatiques. [Information sujette à caution car contenant des fautes de traductions et étant en provenance du site de JPNEY, Intelink.org]


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